TheDolphin

2 décembre, 2008

Topologique, mon cher Watson

Classé dans : Hé ben... — TheDolphin @ 12:04

Aujourd’hui, avec l’aide de Merlin, en classe, on a finalement résolu un problème topologique (note: j’ai jamais fait de topologique, d’où le fait que cet énoncé fort simple soit qualifié de problème) qui me turlupinait l’arrière de la tête depuis un bon bout de temps.

Soit une sphère. Une petite taupe y creuse un trou bord en bord. Cela fait un tore, pas de problème jusque là, c’était une simple introduction.

Soit une sphère. Deux taupes y entrent au même endroit et creusent dans le même trou, mais à mi-chemin, se séparent pour sortir à deux endroits différents.

Soit une sphère. Deux taupes y entrent au même endroit et creusent dans le même trou, mais à mi-chemin se séparent, chacune dans leur trou respectif, mais avant qu’elles ne sortent, les deux trous se rejoignent à nouveau en un seul avant de sortir de la sphère, par un seul endroit.

Quelle surface topologique sont ces deux dernières?

J’ai finalement vu que les deux correspondent en fait à la simple somme connexe de deux tores. L’astuce pour le comprendre réside dans le fait de pouvoir “glisser” l’entrée d’un trou sur la surface. Hé bien, par exemple, dans le premier cas, on peut simplement qualifier le parcours de la taupe 1 le trou principal, et le parcours de la taupe 2 à partir du moment où elle s’est séparé de la taupe 1, le trou secondaire. Il suffit ici de glisser l’entrée (là où les deux taupes se sont séparées) du trou secondaire sur la surface, le long du trou principal, jusqu’à ce que l’entrée du trou secondaire soit sortie et bien en vue sur la surface de la sphère. Et voilà, somme connexe de deux tores.

La seconde surface est laissée en exercice. La démonstration est triviale.

1 décembre, 2008

Key Note

Classé dans : Expérience, Hé ben... — TheDolphin @ 10:13

Alors aujourd’hui, j’ai perdu mes clefs. Au moment de sortir ma passe, je me suis aperçu que mes clefs n’étaient plus dans mes poches. Je suis donc allé au café étudiant, théorie parfaitement valable comme je m’y étais évaché. Hé bien, j’ai seulement trouvé un trousseau de clefs identique au mien…

Je ne rigole pas là. J’ai actuellement été content de les retrouver, et j’ai ensuite mis 10 secondes à m’apercevoir que ce n’était pas mes clefs, mais il était IDENTIQUE! Il aurait passé le test des 7 erreurs dans le journal. Sérieusement, quand on connais son trousseau par coeur et qu’on met une dizaine de secondes avant de s’apercevoir que ce n’est pas le sien, c’est vraiment la Twilight Zone!!!

Sinon, je me rappelais clairement avoir eu mes clefs dans les mains 6 heures plus tôt, au cours desquels je ne suis allé qu’à 3 autres endroits depuis. Manifestement, avec ma chances incroyables, ces 3 endroits sont uniformément espacés sur le plus gros campus universitaire de Montréal, merci. S’en est donc suivi un bon trois quart d’heures où j’ai refait mon trajet en sens inverse, pas à pas (c’était actuellement plutôt marrant, je n’avais jamais fais ça avant, et c’est vraiment spécial de revivre en accéléré notre journée en parcourant les mêmes lieux.)

Sinon, après un tour aux objets perdus, pas de chance, mais beaucoup de réflexion. Tout d’abord, je ne peux PAS perdre mes clefs, c’est hors de question. Mais à force de rayer les possibilités, on est passé à 75% de chance que ma première hypothèse soit valide (et 25% de chance qu’elles soient tombées alors que je marchais et que quelqu’un les as ramassées/déplacées par la suite…). Direction, café étudiant.

Fouillage de fond en comble, et découverte d’une craque dans la craque du divan, ainsi que de mes clefs derrière une gomme à effacer et 36 ans de moisissure. Je ne peux décrire la joie ressentie, tellement que les 45 dernières minutes inutiles ont été vite pardonnées.

S’en est suivi une comparaison côte à côte avec le trousseau Ben Reilly, et j’ai pu enfin prouver aux yeux de la foule qui n’arrive pas à les différencier une fois un à côté de l’autre, que je ne suis pas un fou d’avoir mis autant de temps à voir que ce ne sont pas mes clefs.

C’est trop étrange pour être une coïncidence. And there’s two things I don’t believe in: leprechauns, and coïncidences.

Twilight Zone, je dis. Quelqu’un a des théories?

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