Trois rêves en trois nuits… impensable!!! Surtout que le dernier était sans conteste le meilleur de loin… meilleur que tout ce que je pouvais imaginer. Pour les rationnels parmi vous, j’ai relu les tomes 1 à 15 de la BD de Buffy saison 8 avant de me coucher hier, ce qui explique sans doute la nature de mon rêve… mais l’explication n’est pas l’important. C’est l’effet. Le rêve le plus libérateur de ma vie.
Le rêve commence et j’étais un vampire dans une sorte de grande maison/slash/école. La gang à G3 était dehors (sûrement que j’étais avec eux lors de ma “renaissance”, ou qu’ils sont venus me sauver mais qu’ils arrivés trop tard, l’histoire est pas claire sur ce point), mais G3 était cependant devant moi. Sans l’ombre d’une peur sur son visage.
Par contre, et c’est ce qu’il faut retenir, en tant que vampire, je suis resté moi-même, mais sans aucune morale, sans aucune empathie pour quiconque, sans plus aucune contrainte… mais avec le pouvoir. Par contre, par l’énorme respect/admiration que je voue à G3, j’ai décidé de le laisser vivre (en tant qu’égal) pour le moment et de le laisser partir.
Par contre, en sortant à sa suite je me suis ensuite aperçu que SA et Jo dehors avaient un objet qui ressemblait à un livre/BD dont j’ignore l’identité, mais que je voulais absolument. Et de plus, le soleil était levé et donc mon séjour à l’extérieur a dû s’interrompre rapidement. Par contre, j’ai saisi G3 et je l’ai pris en otage de mes crocs pour récupérer mon bien. Aucune peur, aucune honte, et lorsque SA a hésité, j’ai simplement planté mes crocs dans mon ami, jusqu’à ce que je récupère mon bien. C’était aussi simple. Aucun regret.
S’en est alors suivi un réveil et un rendormage aussitôt, ce qui m’a permis de remettre un peu de logique dans le domaine… et c’est LÀ que la vraie révélation est arrivée.
Tout d’abord, je suis reconnu pour avoir des kicks secrets complètement sérieux et qui ne s’estompent pas avec le temps, sur des connaissances et des amis que je côtoie beaucoup trop souvent. Hé bien ces désirs ont ressortis dans mon rêve, et c’est là que ça a comencé.
Je suis allé kidnapper une de ces personnes (sans trop de problème, puisque je suis un vampire), et j’ai pu finalement avouer mon secret et assouvir mes pulsions qui me traînent depuis des années (et qui me traîneront encore sûrement le reste de ma vie) devant l’autre, trop terrifié pour tenter quoi que ce soit.
Je ne me souviens pas de mon discours exact (quoique j’ai des bouts frais dans mon esprit), mais les mots que je sortaient étaient d’une telle puissance et d’une telle beauté, et pouvoir enfin vivre la manifestation pure de mon ÇA (pour les intéressés, oui, c’est manifestement sexuel), me libérer de mes secrets et assouvir mes envies primaires qui me pèsent depuis si longtemps, et le plus génial de l’histoire, SANS me soucier de ses sentiments ou des répercussions, de la merde que ça peut créer ou de l’amitié que le perdrais, tout ce qui me stoppait d’agir ainsi lorsque j’étais humain. Aucune limite, aucun soucis. Aucune empathie, aucun regret, aucune culpabilité. Et ce n’était pas que des mots. Je le vivais. Je pouvait RÉELLEMENT tuer ou violer sans me sentir coupable. Les sensations pures et simples.
Le rêve.
Je me rappelle aussi avoir tenté de convaincre G3 (déjà mordu et en sang, je le rappelle, et bon, désolé Yoda de ne pas avoir pensé à toi, mais tu n’étais pas dans mon rêve à ce moment) d’aller jusqu’au bout et de renaître avec moi, de son plein gré. Le speech que j’ai donné était d’une beauté à en pleurer. Une explication purement rationnelle (comme je sais si bien les faire en tant que moi, car même si je suis un démon, je suis resté avec ma personnalité, sans la stupide gentillesse et l’empathie) sur la séduction d’un tel univers. Un monde où on est libre de faire ce qu’on veut. Où on peut avoir qui on peut, où nos désirs ne seront jamais inavoués. Où nos désirs seront toujours exaucés sur-le-champ. On veut sentir l’odeur de cette fille, goûter cette peau si douce, caresser les pecs et les bras de ce type… on le fait. Plus jamais de regret, plus jamais de limite. Un monde où on a le pouvoir de faire tout ce qu’on veut. Un monde où on sera spéciaux, uniques, et où l’union de nos deux cerveaux pourra enfin être reconnue à sa juste valeur et repousser réellement les limites de l’inconcevable, et non pas rester dans l’inconnu comme dans cette vie d’humain misérable. Un monde où on aura l’éternité de notre immortalité pour accomplir tout ce qu’on veut, voyager où on le désire, apprendre tout ce qu’on a eu peur de ne pas avoir eu assez de temps pour apprendre. Ne plus avoir de stupide horloge qui nous embête de son tic-tac incessant avant notre mort et qui nous rappelle d’embrayer nos projets de vie et de toujours faire les bons choix. Un monde où on sera jeune à jamais. Un monde où les règles changent, certes, avec le goût incessant du sang, mais où on peut se nourrir de qui on veut, tuer qui on le désire sans aucune conséquence, sans aucune réprimande, et sans aucune mauvaise conscience. Où les humains sont et ont toujours été au même titre qu’un simple animal. Où fuir le soleil sera un jeu. Sortons de ces limitations, et admirons les nouvelles règles qui nous confèrent autant de pouvoir et de possibilités.
Le rêve.