pouvez-vous partir une discussion avec un inconnu (mignon) dans le métro à propos des différentes sortes d’infinis? Parler d’aleph zéro, aleph un, de l’infinité dénombrable des nombres rationnels et indénombrables des nombres irrationnels?
28 novembre, 2007
26 novembre, 2007
Qu’une fois
J’ai eu une journée excécrable. Naturellement, ça arrive à tous, et c’est maintenant à mon tour. Avec Monde qui revient dans le portrait et dont l’histoire sera mise au clair une bonne fois pour toute jeudi, affaire à suivre… (à ce rythme je n’aurai pas besoin d’un psy le temps d’en trouver un) qui me met dans tous mes états pour le moment.
Ajoutez le manque de sommeil (3h par nuit c’est dur de ne pas se sentir comme dans Fight Club par la suite… rajoutez simplement des périodes de sommeil ponctuant la journée histoire de bien vous mettre dans la merde), la surcharge infinie de devoirs (environ 10 pages par jour, moi qui revient déjà chez nous autour de 21h… et l’exam de vendredi), et vous avez un bon vieux moi qui broie du noir et qui refuse de voir le côté positif des choses. Rajoutez le fait que je me remémore tout ce qui va mal pour le moment et durant les dernières semaines aussi vivement que si tout s’était produit en même temps ce matin, ça donne un beau gros paquet menaçant d’exploser.
En revenant dans le métro ce soir, j’ai vu un P jouer du banjo avec un chapeau peu orthodoxe. Une touche fraîche et artistique. Pendant qu’il jouait j’avais presque réussi à m’oublier.
Après lui avoir dit au revoir juste avant ma destination, j’ai cependant remarqué durant le temps qui me restait un type qui avait pris la peine de se lever pour regarder par le fenêtre d’un air… j’ignore comment le décrire, mais j’aurais aimé lui faire savoir que je l’avais remarqué. Comme d’habitude, quoi, c’est pas comme si on me regardait moi… ce genre de scène m’arrive des dizaines de fois par semaine et me tuent un peu plus à chaque fois. I am no one. I do not exist. I think I should get it with time.
Par contre j’ai croisé le visage de son ami qui semblait avoir vu ma réaction. Et il m’a souri. Indéniablement: deux fois au total.
Fait à noter: c’est la première fois que ça m’arrive de ma vie. Première fois qu’un gars inconnu m’a souri de mes 19 ans tout entier. Et ce n’est pas un euphémisme. Croyez bien que je n’y ai pas cru sur le coup, et que j’ai dû mettre quelques minutes avant de réaliser ce que j’avais vu (une fois que j’étais bien loin, naturellement).
Peu importe ce que Kyubi en dira, je suis cependant toujours prêt à parier 100$ sans hésiter (je ne rigole pas!) sur le fait que ce n’est qu’un malentendu et que ce type ne me souriait pas pour les raisons que vous imaginez. Je parie ouvertement sur le fait qu’il ne me trouve ni cute, ni intéressant, et qu’il y a une explication parfaitement rationnelle à ce sourire qui respectera l’axiome que les autres se fichent de mon existence.
Parce qu’un inconnu qui me remarque, c’est tout simplement impossible.
22 novembre, 2007
Rapport du jour
J’ai abandonné mon blog, c’est si dur à comprendre???
D’accord, non, mais c’est dur à avaler, surtout pour moi. C’est sûrement pour ça que j’arrête pas d’en parler.
Sinon des faits en rafale. Pour la première fois depuis… je ne me rappelle même pas quand, ce soir j’étais foncièrement heureux. J’ai mis “Let’s get it started” et “Walkie Talkie Man” à la planche dans mon iPod et j’ai dansé comme un dingue dans le métro. De vraies iPod dances.
Je n’ai jamais autant détourné de regards de ma vie.
Sinon, je dois en parler quand même: Ynèze!! Mais pour moi, ça a été une raison pour me donner des verrues plantaires en mettant des bottes de snow usagées (merci maman pour ces visions d’horreur) en guise de bottes d’hiver. Test spécial numéro 14:
Bien sûr, ça fait mal sur les mollets parce qu’on n’a pas les genoux pliés. Naturellement, je ne vous apprends rien.
Mais, en plus de me donner un look d’enfer, des bottes de snow m’offrent une stabilité à toute épreuve (même plus obligé de tenir une barre dans le métro) et une aisance incomparable dans la neige et dans la slush. Des avantages indéniables.
Il faut toujours continuer à essayer des trucs hors de l’ordinaire!
14 novembre, 2007
Bonjour (8)
Qui êtes-vous?
C’est moi!
J’appelle la police!
Mais non! C’est moi!
La blague qui a commencé au lampadaire du Saint-Sulpice il y a près de deux ans avec Zab et qui a rendu tout le monde (surtout Moon) complètement dingue depuis n’a jamais baissé dans mon estime d’humour. Elle restera toujours aussi drôle, pour l’éternité.
Ce qui me pousse à en parler aujourd’hui? Hé bien vous connaissez xkcd, ce web-comic qui lit dans mes pensées secrètes deux fois sur trois? Il a réussi à percer le mystère de la blague incomprise du bonjour! Remarquez la troisième rangée.

12 novembre, 2007
French queers
Je suis allé chez Yoda aujourd’hui, histoire de jouer à Halo 3 pendant des heures non-stop. Et bon, hormis mon usage infini des mots “oblitéré” et “heavy metal” et de comapraisons à la série 24, j’ai un seul truc à dire (à part les mille parties écoeurantes remplies de rebondissements infinis, la connexion psychologie avec la mère de Yoda qui arrive à faire déconnecter des majors qui commencent une partie de VIP à 10 secondes du début pour qu’on aille manger et le mystère étrange des rockets finales incroyables qui nous ont fait gagner à notre insu).
Dans un match (après en avoir perdus 4 de suite donc pleins de frustrations) j’ai branché le micro et comble de chance, on est tombé sur des ados au QI de 20 qui ne font que jouer à Halo de leurs vie si on en juge leurs statistiques. Et en apprenant qu’on parle français, ils nous sortent un “yeah, they’re probably french queers.” Allez savoir pourquoi, je ne l’ai pas pris du tout. Normalement je m’en fiche que des personnes accordent autant d’importances à ces détails futiles, mais là ça m’a vraiment atteint plus que ça ne le devrait.
10 minutes plus tard, au terme d’un match infiniment serré et remplis d’arrêts cardiaques et de pertes d’espoirs, la victoire nous appartient, 22-19. Et crois-moi que je me suis défoulé dans mon micro de la mort! “Hah yeah french queers my ass, the french dudes just p0wn3d your sorry little asses! You suck so much it hurts!”
Et leurs réponses remplies de “french people stink” et “your mom’s a whore” m’ont emplies du bonheur de briser les rêves de trou de cul qui n’arrivent même pas à être bon dans la seule chose qu’il font de leurs vies. Un grand moment dans ma vie.
Arcadia bis
Oui, comme l’année passée, j’y suis retourné, mais cette fois, je ferai un post sûrement 10 fois plus court parce que… hé bien parce que c’était plate, voilà tout ^^.
Tout d’abord, je n’y suis pas allé avec Yoda, manque d’intérêt de sa part, alors je me suis trouvé un autre compagnon, Seth. Et wow… j’aime pas dire des trucs dans le genre, surtout s’il me lit, mais c’était plate avec lui. Il est pas méchant, rien, mais je clique juste pas… ya des tas de moments silencieux inconfortables et aucune intérêt communs, aucun sujet de discussion. Yoda ou G3, j’aurai aimé que vous soyiez là, vous n’avez pas idée.
Au moins j’ai rencontré Paps (si je m’y attendais!) et j’ai appris qu’elle voulait ouvrir une boutique de jeux un jour. GO FOR IT, tu viens de te faire un client.
La liste des jeux était également moins impressionnante. Resident Evil: Umbrella Chronicles m’a vraiment déçu (d’accord je connais pas les contrôles mais j’ai rien ressenti de cool en y jouant et le zapper est pas si incroyable que ça… super confortable pour les mains, horrible pour les bras). Par contre, Mario Galaxy m’a jeté à terre au niveau de comment ils ont tourné le concept de la gravité… wow, époustouflant! Des millions de possibilités géniales! J’ai peur par contre qu’il soit trop court ou trop facile.
J’ai voulu essayer Assassin’s Creed mais j’ai pas voulu faire la fil d’une heure parce que Seth a sacré son camp. Mon plus gros regret du mois! J’aurais dû rester, damn!
Au lieu de ça, j’ai essayé un jeu de quizz vraiment fucké aux questions impossiblement plates… que ‘ai gagné haut la main, nanana! Et Heavenly Sword, une sorte de Ninja Gaiden moins bon mais aux graphiques ÉPOUSTOUFLANTS!
Rien d’autre à dire… yukkity yuk, que des regrets pour cette soirée-là, vraiment pas cool. Au moins je peux relire mon post de l’an passé et me dire que “c’était dont ben mieux avant!”.
Comme quoi quand tes amis s’en vont, il suffit pas de vouloir s’en faire des nouveaux ^^.
6 novembre, 2007
Empty
Ça y est, je devrais vraiment faire une catégorie propre à l’homosexualité. C’est clairement la partie la plus importante de mon évolution anyway, à en croire sa popularité.
Dernièrement, grâce au débloquage de Jade, j’ai pu finalement me faire une idée. Être gai c’est chiant. C’EST CHIANT EN CRISS!!!! C’est une malédiction, une horreur, une source de douleurs et de peines.
Et que j’ai le droit de le dire, parce que c’est normal de penser cela. Depuis deux ans qu’on me farcit la tête avec à quel point les assos sont cool, à quel point le village est génial, à quel point les sites sont pratiques. Qu’on me rabâche la fierté gaie et comment je dois l’adopter. Qu’on me dit que “moi, si je pouvais retourner dans le temps et choisir mon orientation sexuelle… je choisirais d’être gaie!”… que j’avais fini par croire que si je souhaitais être hétéro, c’est que c’était de ma faute. Que je faisais quelque chose de mal.
Non. “Arrêter d’être gai” m’a enfin fait comprendre cela. Qu’à partir de maintenant, j’avais le droit de dire qu’être gai est chiant… et l’assumer pleinement ainsi sans essayer de me mentir et de me bâtir des millions de faux espoirs sur le contraire.
J’avais sorti qu’être gai c’est comme avoir un bras cassé. C’est chien, ça fait mal, on le souhaite à personne mais on va pas pleurer tout les jours et s’empêcher de vivre pour ça. D’ailleurs, dépendant du bras, ça finit même par guérir au fil du temps et on ne le sens même plus.
Mais que quand tu es gai, tout le monde te dis que tu dois être FIER d’avoir le bras cassé! Que c’est une bonne chose, que tu peux tout aire normalement, que tu peux même être meilleur avec. Alors tu finis pas faire comme s’il ne faisait pas mal… et tu essaies… et ça finit par faire 10 fois plus mal.
J’ai essayé de me dire qu’être gai était douleurs, mais que j’allais vivre avec. Que ça allais régler mes interrogations une bonne fois pour toute et que j’avais fini de poster des posts stupides sur la quête homosexuelle.
Mais depuis un mois, je suis confronté. En effet, tout est resté clair. Pour la première fois depuis deux ans, je ne pose plus aucune question, tout est clair net et précis. Mais ça fait encore mal. Because being gay is only pain.
Je vois des mecs cutes et je ne peux rien y faire. Je ne peux leur dire allo, j’ai peur de les regarder au cas où ils auraient peur. De toute façon, 99% du temps, c’est voué à l’échec d’avance. Je ne peux dire à personne, PERSONNE que je trouve ce type sexy et qu’il me fait rêver. Parce que je n’ai pas le droit de le dire. Personne ne veut le savoir. Où alors ils seront déçus de mon choix. Le type en question ne fait qu’enfoncer un couteau dans mon coeur.
C’est facile d’y résister. Mais pas quand cette scène arrive chaque jour… chaque… jour… encore… et encore… et encore… tout le temps, tout le temps, toujours.
C’est normal qu’au party d’Halloween de vendredi j’ai dû me retirer dehors dans le froid parce que ça m’a fait trop mal de le voir pour la première fois? Juste penser à lui j’ai presque le goût de pleurer.
J’essaie de me dire que ne veux pas de chum. Je ne crois pas que ce soit la solution adéquate, que ce n’est pas ce dont j’ai besoin. Va dont savoir si j’ai raison sur ce point, peut-être ai-je tort sur tout cette ligne. Je suis monsieur-qui-ne-sait-même-pas-c’est-quoi-un-chum.
Je sais que je ne suis pas seul dans cette situation. Que je ne suis pas le seul à ne jamais se faire remarquer. À ne jamais croiser de regard. À ne jamais les attirer de toute façon. Et malgré une bonne estime de soi, autant au niveau de la personnalité que de l’apparence. Je sais que je connais au moins Moon qui peut me supporter. Mais Moon est loin.
Je sais que je ne suis pas seul à traverser ce genre de chose. Qu’un nombre immense de personnes y sont passé. Que c’est même un problème de société, un problème tout ce qu’il y a de plus commun.
Alors pourquoi je trouve ça si dur? Pourquoi j’ai l’impression de ne pas être capable de surmonter le défi? Comment les autres peuvent survivre à cela?
J’ai la vie devant moi, je n’ai que 19 ans. Et si jamais le Deus Ex Machina réglera le problème à 24 ans comme pour la population moyenne? J’en ai pour 5 ans à vivre ainsi, à souffrir ainsi? Je ne serai jamais capable de durer aussi longtemps sans devenir fou… ou triste et plate…
Une dernière chose: je ne pense PAS au suicide. Jamais. Le suicide, c’est comme la violence, je ne peux simplement pas le faire. C’est ancré au plus profond de ma personnalité. J’ai mes propres raisons très simples pour ne jamais me suicider.
Un, on ignore complètement ce qui se cache derrière la mort. Je ne peux pas souhaiter quelque chose que j’ignore. Et si c’était comme Werber le décrivait? Quelle horreur!
Deux, je suis passé au travers de l’enfer au primaire et au secondaire, et je suis encore ici. Rien ne sera pire que ce que j’y ai vécu. Alors la fuite n’est pas justifiée.
Trois, avant de même songer au suicide, je pourrais faire de quoi de constructif. Me dévouer à 100%, sans limite (tant qu’à mourir, je peux bien me briser de tous mes liens actuel) à quelque chose de constructif. Déménager en Écosse… ou partir simplement ailleurs pour tout refaire.
L
Le L-Block a officiellement gagné la Character Battle VI de GameFAQs avec un victoire écrasante de 33,51%, soit 7000 votes d’avance sur Link.
Une des plus belles victoires que j’ai vue de ma vie. Une vraie montée innattendue digne des meilleurs shonens.
L est la nouvelle lettre cool de l’année.

1 novembre, 2007
Les Pirates perdent encore

Ça devient dûr de les soutenir… Et d’ailleurs, ça montre aussi que les robots sont mieux que les singes.
CAM à sous tras
Je suis enfin revenu à la CAM. Et je ne regrette rien. Bon le métro n’est pas parfait parce qu’il pue, mais le vélo dans le froid est quelque chose dont je peux me passer. Quand je n’ai plus de plaisir à faire le trajet en vélo, ça ne vaut pas la peine de continuer sans espérer un burn-out. Car je le faisais surtout pour le plaisir de venir à vélo. Ne t’inquiète pas Gyro, je reviendrai au printemps!