Vite, je dois conter le rêve que j’ai fait cette nuit chez Moon. Sinon je risque d’oublier cette merveille de l’absurde.
Tout commence lorsque je magasine du linge (dans ce qui ressemble beaucoup à mon épicerie du coin…) avec Gwen et où on rencontre une vieille connaissance (qu’on aimait pas particulièrement) du secondaire qui est supposée être devenue police. Gwen parle beaucoup avec, mais moi je m’en vais dans les foulards parce que j’en ai besoin d’un (ça c’est vrai!). Mais comble de malheurs, ils sont tous à plus de QUATRE DOLLARS (une honte!!!) et fait de soie (pas chaud…)!!! Et quelle malchance, je les veux tous, parce que chacun a une couleur spéciale qui matche avec quelque chose que j’ai sur moi. Un a la couleur vert forêt de mon manteau d’hiver (hiver…???), l’autre a la couleur vert pâle vômi de mon sac d’école (je suis vriament mal habillé on dirait…) et ainsi de suite.
Transport magique vers une autre scène où je me trouve avec Moon (bye bye Gwen…) pour écouter la première de Harry Potter 4 (…), diffusé dans le ciel! Alors on se couche dans le gazon d’une colline au milieu d’une foule qui fait pareil et le film commence, hou la la!
Le scénario est incroyable. Ça commence lorsque les Serpentard ont volé tous les Nimbus 2001 de l’équipe des Griffondor. Puis, générique d’entrée, et on se retrouve avec Harry qui a perdu connaissance (plot twist!) et qui se réveille en plein centre-ville. Soudain, des choses passent à proximité tellement vite qu’on ne peut les discerner. Je me tourne vers Moon, incrédule (“J’ai oublié ce passage du livre on dirait”) mais elle me rassure (“Ben, voyons, ce sont les Pirates!” “Ah, oui, c’est vrai!”).
Les Pirates, ces êtres rapaces du centre-ville qui volent des parties de corps pour les revendre. Harry perd donc un bout de corps chaque fois qu’un flash passe à proximité (répugnant…). En reste un mognon de Harry (qui a perdu ses jambes et qui n’a plus que ses bras) qui réussi à fuir en fondant dans les craques d’une grille d’égoût sous le nez des deux polices stupides de services, représentées sous les traits de bols de toilettes.
N’arrivant plus à tenir sa tête hors de l’eau de la force de ses maigres bras, Harry commence à ingérer des quantités de jus d’égoûts avec dégoût (quel blague! … *tousse*). Mais bon, il se fait vite sermonner par un habitant du peuple des égoûts qui lui rappelle qu’en fait, c’est de la bonne nourriture… pour eux du moins.
Transition de scène vers Harry, maintenant transformé en bol de toilette (oh oui, vous avez bien lu) de style cartoonesque. Mais bon, tout le monde sait que Harry a une carte au trésor à l’intérieur de lui, mais une fois en bol de toilette, elle était devenue visible dans son drain! S’en suit une course folle avec une habitante du peuple des bols, d’au moins 40 ans et avec du maquillage digne de madame fourchette des Babalous.
Harry gagne du terrain sur la bol(le?) mais, les bols avançant à l’eau, Harry doit faire une pause dans une machine qui distille l’eau pour refaire le plein… mais son adversaire arrive à prendre l’eau directement du jus d’égoût. Qu’à cela ne tienne, Harry doit vaincre son dégoût en faire de même… à sa manière stupide (je ne sais pas pourquoi, mais il prenait l’eau dans sa bouche pour la recracher dans sa cuvette alors que le passage buccal est complètement inutile… blu…).
Bon, la course folle s’arrête vite, parce qu’on est rendu dans une foule en colère qui souhite la mort des bols (et dans cette foule, on y voit les deux policiers stupides… étrange, non? Enfin, si rendu à ce point vous ne trouviez pas le rêve étrange, maintenant, vous vous devez de le faire) et Harry et sa nouvelle amie (ils fraternisent vite entre ennemis dans les films pour enfants), ainsi qu’un population entière de bols se retrouvent coincés sur un pont!
S’en suit alors une chanson (oui, le film doit être une comédie musicale Disney-style) qui rappelle aux bols qu’en fait ils ont des ailes, mais qu’ils les ont simplement oubliées. Et bon, avec le pouvoir de la chanson, ils les retrouvent et s’envolent vers…
Bon, je me suis fait réveiller à ce moment… et c’est pas plus mal comme ça, non?
